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Crédit photo : Fabio Thierry


Si vous deviez vous définir en quelques mots ?

Vous commencez par une question bien difficile! C’est toujours plus facile de parler des autres que d’avoir du recul sur soi-même.


Quel a été votre parcours ? Comment vous est venue l’envie d’être artiste peintre ?

J’ai toujours eu un crayon ou un pinceau dans les mains. Ça a toujours été une évidence pour moi. J’ai fait des études d’art et de musicologie puis de design et d’architecture (une parenthèse de 10 ans en bureau d’étude). J’ai eu la chance de beaucoup voyager et de faire de belles rencontres qui m’ont amenées à d’autres. Puis progressivement j’ai arrêté mes autres activités professionnelles pour me consacrer exclusivement à la peinture. Un cheminement atypique long et nécessaire, plein de virages et d’embûches, plein de belles histoires à raconter.


Quelle est votre inspiration majeure ?

Le quotidien! On m’a souvent définie comme une artiste nomade. Effectivement je suis fascinée par les cultures tribales ancestrales, les tatouages traditionnels, les scarifications, les parures, les modes de vie propres à chaque région du globe. Mais en réalité le voyage peut se vivre en traversant sa rue. L’ailleurs et l’autre jalonnent le quotidien. Les rencontres et les découvertes du coin de la rue peuvent parfois être tout aussi inspirantes.


Comment introduisez-vous cette inspiration dans votre travail artistique ?

Je prends énormément de photos. Elles sont les supports de mon inspiration. Un visage, un objet, un sourire, une anecdote, un fait divers, un souvenir, peuvent être le point de départ d’une toile. Parfois le passage à la création est quasi instantané, parfois ça peut prendre plusieurs mois voire plusieurs années.


Adepte des grands formats, quelle a été votre plus belle performance ?

Il y en a eu quelques unes. Les grandes fresques sont souvent des performances

physiques! Avec le peu de moyen dont on dispose à Madagascar, j’ai vécu des moments assez « acrobatiques » ! « Queen Majunga » restera sûrement une

des plus périlleuses, sur un site spectaculaire et plein de poésie face au Canal du

Mozambique avec une vue spectaculaire sur le coucher de soleil, mais très exposé aux vents. Cette fresque à une signification toute particulière pour moi, emprunte de douceur et de mélancolie. Elle représente une femme Arabe dont le souffle laisse s’envoler un boutre majestueux. Le ciel devient le prolongement

de la fresque. Un appel au voyage. Le profil de cette femme et sa main sont en fait la cartographie de la baie de Mahajanga. Elle incarne cette ville fondée par les Arabes au 17ème siècle, entre terre et océan. Cette ville fut ma ville d’accueil pendant une dizaine d’années. J’y ai toujours un atelier. Il me tarde d’y retourner.



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