• Victor Payet

LES AUTEURS SONT LIBRES JEAN-LUC SCHNEIDER



Portrait réalisé par Sabella Rajaonarivelo


Jean-Luc Schneider, pourquoi êtes-vous passé de la librairie à l’édition ?

J’ai ouvert ma première librairie en 1998. La maison d’édition est venue beaucoup plus tard, en 2009. C’était l’aboutissement d’une réflexion personnelle sur l’évolution du marché. Il y avait de plus en plus de concurrents et d’ailleurs, je me suis fait grignoter au fur et à mesure par de nouvelles boutiques. La solution était peut-être de développer une activité complémentaire à la mienne, en me diversifiant dans l’édition. Je voulais à terme faire de mes concurrents des clients.

J’avais également fait le constat qu’il n’y avait pas d’éditeur avec une ambition nationale. Il y avait plutôt de la production locale comme les auteurs du Margouillat ou quelques éditeurs locaux.


Douze ans après, on ne peut pas dire que cela a été un long fleuve tranquille ?

Le développement de l’édition s’est fait sur fond propre, car les banques n’ont pas suivi. J’ai eu des moments très difficiles. On a repris le dessus malgré une concurrence exacerbée. Actuellement, le fonctionnement est serein. J’ai à coeur de le consolider pour ensuite passer la main d’ici cinq ans.


Aujourd’hui, le catalogue de dBDo est-il assez conséquent ?

Depuis la première publication de ’’L’Afrique de papa’’ par Hippolyte en 2010, nous avons sorti plus de soixante-dix albums. Et nous allons même pour la première fois cette année rééditer deux albums. D’une part, ’’Marron’’ de Denis Vierge, qui est l’une de nos meilleures ventes, et le manga ’’Redskin’’ de Staark. Nous n’avons pas loin de quatre-vingt artistes à notre catalogue.


Pour quel volume de ventes ?

Par an, nous vendons environ 9000 albums à La Réunion et 1000 à Madagascar, ce qui est pas mal à l’échelle de l’économie du pays. Nous vendons aussi 6000 albums en France.


Certains albums n’ont pas marché ?

Bien sûr. Si on considère 400 exemplaires vendus sur un tirage de 1500, c’est un flop. Mais j’assume.


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