
Nous voilà dans les derniers trimestres de l’année, aux dernières pages avant d’entamer un nouveau chapitre. Quand l’année touche à sa fin, chacun a sa façon et son habitude de la clore.
Certains font la fête, d’autres retrouvent leurs proches ou passent du temps en famille, mais tous choisissent de s’arrêter un instant pour regarder le chemin parcouru et dresser le bilan.
Pour notre part, une petite rétrospective s’impose. Mozaïk, le magazine culturel digital de l'océan Indien, c’est 22 numéros, 2 hors-séries, une belle présence dans 62 pays et une moyenne de 924 clics par jour.
Des chiffres toujours en croissance qui témoignent de l’intérêt que vous, fidèles lecteurs et fidèles lectrices, portez au magazine. Un grand coup de chapeau également à toute l’équipe rédactionnelle, dont l’engagement permet à Mozaïk de poursuivre son exploration des cultures et des expressions artistiques d’ici et d’ailleurs.
Pour entrer dans le vif du sujet, commençons par le volet des arts visuels, qui constitue la principale ossature de Mozaïk.
Nous avons l'honneur d'accueillir dans nos pages l’artiste peintre Sarah Peguero. Façonnée par une double culture dominicano-américaine, elle livre une peinture spontanée, impulsive et imprévisible, où le geste l’emporte sur le calcul.
Nous découvrirons d’autres matières et de nouvelles palettes de couleurs avec Nominsondo, artiste peintre mongole, qui puise son inspiration dans la nature et dans sa culture. Après des études à l’École des beaux-arts d’Oulan-Bator et une expérience dans la photographie, elle développe un univers pictural singulier, associant les techniques traditionnelles de la peinture mongole à une imagerie surréaliste, mythologique et onirique.
A l’autre bout du continent, Mawuko Abosseh, artiste plasticien autodidacte d’origine togolaise, né à Lagos, au Nigeria, fait de l’objet un véritable langage. Avec le tabouret, il explore les tensions entre pouvoir et soumission, tradition et modernité, tout en interrogeant la place de l’être humain dans la société. De son côté, Mahefa Rasamuel, artiste plasticien et peintre contemporain malgache, donne à voir un univers où les couleurs dialoguent avec les traces, les matières et les émotions.
Dans le domaine des arts de la scène, nous partons à la rencontre de Cahaya Jais, scientifique, écrivaine et comédienne de théâtre, qui évolue à la croisée de plusieurs disciplines. Pour elle, l’art et la science sont deux façons complémentaires d’observer le monde, chacune offrant un regard différent sur les choses. C’est précisément dans cet espace de rencontre entre les disciplines que se dessine son univers.
La photographie sera également à l’honneur avec un retour sur l’exposition « Tenderness » de Joël Pélerin, présentée en septembre 2025 à la galerie Norphei Art Gallery, à Oulan-Bator. A travers 43 photographies de nu artistique, le photographe proposait un parcours autour du corps féminin et masculin. Organisée dans le cadre du 60ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Mongolie, célébré en 2025, cette exposition a marqué une étape importante dans la réception de la photographie de nu artistique en Mongolie.
Alors que le monde de la littérature est particulièrement en ébullition en ce moment, qu'il s'agisse de débats passionnés, de révélations ou de grands rendez-vous, nous ne manquerons pas d'en parler dans le magazine.
Notre chroniqueur Jean-Louis Cornille décortique Fortune, le premier roman d’Elie Ramanankavana, paru aux éditions Edern et finaliste du Prix Senghor du premier roman 2026.
Dans le même registre, mais sur un tout autre sujet, le chroniqueur s’interroge sur la place de l’intelligence artificielle dans la création littéraire.
En bande dessinée, nous avons deux auteurs. D’un côté, Swann Meralli, scénariste de bande dessinée et d’ouvrages jeunesse, mais aussi réalisateur de courts-métrages français, qui nous ouvre les portes de son univers créatif et partage les ressorts de son travail. De l’autre, Farahaingo, de son vrai nom Njaranirina Lova Ratianalison, dessinateur graphiste malgache, qui retrace l’histoire de la BD malgache, entre système D et réalité du marché.
L’anthropologie, qui occupe une place de choix dans nos colonnes, propose un regard éclairé et transversal sur l’être humain dans toute sa complexité, à la croisée de ses dimensions biologiques, culturelles et sociales, à travers le temps et l’espace. Dans ce numéro, nous donnons la parole à Narivelo Rajaonarimanana, enseignant-chercheur à l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) de Paris, et anthropologue, qui nous invite à explorer la question des ancêtres dans la société malgache contemporaine. A travers son analyse, il met en lumière la manière dont les liens aux ancêtres, hérités de la tradition, continuent de façonner les représentations, les pratiques et les dynamiques sociales à Madagascar.
Autant de regards, de parcours et de sensibilités qui rappellent que la culture demeure un espace de rencontre, de réflexion et d’ouverture sur le monde.
Alors faites défiler les pages pour plus de nouvelles découvertes et bonne lecture !
- Joachin Michaël Rakotoarisoa
Rédacteur en chef

