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  • Na Hassi

AINA ZO RABERANTO

Journaliste culturel et photographe de rue

Pour commencer, parlez-nous un peu de vous.


Aina Zo Raberanto, 37 ans, maman d’un garçon de 16 ans. Je vis et travaille à Antananarivo. Je suis journaliste culturel depuis une dizaine d’années. J’ai lancé une plateforme Alefa ! sur les réseaux sociaux qui a pour objectif de soutenir le milieu culturel à Madagascar à travers des contenus 100 % vidéos et photos. J’aime voyager, rencontrer des gens et bien sûr prendre des photos.



Après une longue carrière dans le journalisme culturel, vous vous tournez vers la photographie à partir de 2017. Quel a été le déclic de cette passion ?


Au début, ce n’était pas une passion. En tant que journaliste, je pense que c’était logique pour moi d’être attirée de plus en plus par l’image, la photo. Dans le magazine où je travaille, nous devons être sur le terrain en binôme, donc avec un photographe. Je regardais comment il travaillait, la façon de réfléchir à la photo, la mise en scène… Et ensuite, toujours pour le même magazine, je participe aux choix des photos qui doivent accompagner les articles. Et mon métier m’a permis

également de rencontrer et d’interviewer des artistes notamment des photographes professionnels. Inconsciemment, je commençais à entrer petit à petit dans le monde la photographie. Je prenais déjà des photos avant 2017, disons, des photos souvenirs. (rires)

Mais le vrai déclic, je dirais, c’était au mois de janvier 2017. J’étais dans un bar, un après-midi, il pleuvait. J’ai regardé par la fenêtre, et j’ai vu deux marchands ambulants qui s’abritaient sous une sorte de préau. Ils me tournaient le dos parce qu’ils regardaient du côté de la rue. Les voitures roulaient à vive allure, les gens se pressaient… l’ambiance était électrique, un peu nostalgique. J’ai particulièrement aimé cette photo. Quand je l’ai postée sur les réseaux, j’ai été agréablement surprise du retour et surtout de cette phrase « Tu as l’oeil ! »



Quel rapport entretenez-vous avec la photographie ?


Pour moi, la photographie est une sorte de témoignage. En tant que journaliste, j’aime raconter une histoire, une situation et je voudrais retranscrire cela grâce à la photographie. A travers mes photos, j’aime montrer ce qu’on oublie souvent d’observer. La photographie est une sorte d’échappatoire, elle apporte du rêve, donne des émotions mais finalement, elle nous fait revenir à la réalité. J’essaye d’explorer, d’expérimenter, de demander des conseils, de trouver ma signature. D’abord, la photographie c’était une envie, ensuite une habitude et finalement un besoin, comme une drogue. Je devais poster une photo par jour sur les réseaux sociaux. Mais aujourd’hui, je me suis calmée. (rires)

Je pense que j’ai passé le cap de cette envie irrésistible de dégainer mon téléphone et de prendre des photos à tout va. Je pense être plus réfléchie, plus observatrice, peut-être plus mature.




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