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NIMBUS


Toile de Nimbus
“ Tout le monde est roi ” Acrylique sur toile 150 x 75 cm


Si vous deviez vous définir en quelques mots ?

Solitaire, curieux, blagueur, râleur, un peu têtu, bienveillant, original, coupable.


Le pseudo NIMBUS est emprunté à André Daix créateur du « Professeur NIMBUS », quel rapport symbolique avec cet illustre personnage ?

Mon père travaillait dans l’éducation nationale et j’ai grandi dans des logements de fonction de lycées. J’habitais dans l’école, d’ou l’idée du professeur. Et puis, ce petit NIMBUS d’André Daix est malicieux comme un enfant, il fait des trucs absurdes, il est un peu fou, pas comme les autres, un peu en marge, ça me correspond bien. Avec le temps j’ai enlevé le professeur, beaucoup de personnes qui n’ont pas la référence d’André Daix finissaient par trouver ça condescendant.


Quelle est votre inspiration majeure ?

Ça dépend des périodes, ou m’emmène ma curiosité. J’adore Philip Guston, j’ai été impressionné par le beau travail de Speedy graphito, j’aime les affiches de Shepard Fairey (obey), de Kooning, Modigliani, Picasso évidemment. Presque tout est à prendre il faut apprendre a regarder et j’adore découvrir de nouvelles choses.


Comment introduisez-vous cette inspiration dans votre travail artistique ?

Récemment j’ai fait des tableaux qui mélangent les formes des vitraux d’église gothiques et des personnages de Disney comme chez Speedy graphito.

C’était très amusant et improbable, j’aime bien mélanger des influences qui n’ont pas vraiment de rapport évident. En ce moment je reviens vers des fonds plus bruts et spontanés, plus “graff“ et je le mixe avec un travail à l’huile qui exige plus de précision et de technique. J’essaye d’obtenir un résultat en mélangeant la propagande d’obey, le portrait à la pasqua, le pop de murakami, le brut de Basquiat, sans prétendre les imiter (ils sont inimitables).


Quelle expérience vous avez-vous tiré de la période « Pardon ! » ?

La découverte du monde du travail, l’expérience de la collaboration (j’ai le sentiment de faire partie d’une sorte de famille et c’est gratifiant). Mon expérience avec pardon! n’est toujours pas terminé puisque je continue à travailler pour eux de temps en temps. Peter mertes, le patron, est devenu un ami et je l’admire beaucoup, il a beaucoup fait pour importer de la culture alternative à la Réunion.


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